Wednesday, April 20, 2016

Je suis un chercheur et journaliste Kurde 

Je fais des recherces à propos de la question kurde 




facebook :
https://www.facebook.com/wirya.rehmany?ref=tn_tnmn

Mes Livres:

1-  Kurde, journaliste et libre : Mythes, guerres et amours d’un peuple meurtri (mes mémoires ), Editions L’Harmattan,Paris,  255 pages,septembre 2015

 2-Dictionnaire Politique et Historique des Kurdes, éditions L'Harmattan, 534 pages, Paris, 2014

3-The History of Kurdish-USA relations, 720 pages, Rojholat House Publishing, Erbil, 2012

4- USA Policy Toward Revolt of Iraqi Kurdistan(1962-1975) ,770 pages , Endeshe House publishing, Soleymanye, 2012 

5- Historical Atlas of Kurdistan , 520 pages, Rojholat House Publishing, Erbil,2008

6- USA policy in Kurdistan from Viewpoint of Western Scholars, KRG culture centre publishing, Erbil, 2011

7- Kurdistan of Iraq in secret documents of USA department of state ,850 pages, Rojholat House Publishing, Erbil ,2009

8- Kurdistan of Iran and Turkey in secret documents of USA Department of State ,750 pages, Rojholat House Publishing ,Erbil, 2009

9- USA Policy toward Halabja Chemical Bombardment and Kurdish Genocide, 480 pages, Rojholat House Publishing, Erbil, 2012

10- The Kurdish Tragedy, Gerard Chaliand, translation from English to Sorani and kurmanji Kurdish , Mukryani centre publishing, Erbil,2008,  KRG culture centre publishing, Erbil, 2008

11-Kurdish Culture and Identity, Philip G. Kreyenbroek,Christine Allison, Translation from English to Kurdish, Mukryani centre publishing,Erbil,2008 

12 -  General Mustafa Barzani in secret documents of USA department of state and CIA, 650 pages, Andesha House Publishing, Soleymanye, 2012

13 -Primitive Rebels or Revolutionary Modernizers?: the Kurdish National Movement in. Turkey, Paul White, Translation from English to Kurdish and Persian, Andesha House Publishing, Soleymanye

14- Kurdish Nationalism and West World, Translation from English to Kurdish , Serdem centre publishing, Soleymanye,2011

15-The Kurds (History, Culture and Identity) translation from English to Persian




Je suis né la nuit du 17 août 1980, une nuit affreuse durant la guerre entre l'Iran et l'Irak (1980-1988), dans une petite ville montagneuse du nom de Bayengan, au Kurdistan d'Iran, proche de la frontière entre l'Irak et l'Iran. La ville était entourée par de très hautes montagnes de plus de deux mille mètres de haut. Les maisons  construites en espalier étaient blotties au fond d’une vallée, de sorte que le toit d’une maison offrait une cour à la maison du dessus. Pour traverser ma ville du nord au sud, il fallait emprunter un escalier de plus de trois mille marches. Se déplacer en hiver était très difficile car la ville devenait une vraie  plaque de glace. 
Notre maison était située sur le point le plus bas de la ville, au fond de la vallée, qu’une petite rivière traverse. En automne et en hiver, à cause du dégel, la rivière inondait et brisait les murs de notre jardin. Durant tout l’hiver notre maison n’était jamais touchée par un seul rayon de soleil car les très hautes montagnes les empêchaient de percer. Aussi, à cause de la neige et du froid, les tuyaux d'eau gelaient, c’est pourquoi on apportait de l'eau de la source principale de la ville située à quelques mètres de notre maison. Notre foyer ne captait jamais le signal de télévision.
Les habitants étaient très respectueux de la morale et d’une parfaite honnêteté, Personne ne volait, si quelqu’un trouvait une pièce d'or il essayait de retrouver son propriétaire. Les commerçants laissaient les portes de leur magasin ouvertes de jour comme de nuit, personne n’entrait et ne touchait à la marchandise. Les habitants de cette ville ne connaissaient pas les drogues, seules quelques personnes fumaient des cigarettes. Tous portaient toujours les vêtements traditionnels kurdes.
 A la fin du printemps, de nombreuses familles d’éleveurs déménageaient et s’installaient dans des hangars ou sous des tentes noires dans les montagnes entourant la ville, et restaient là-bas jusqu’au début de l’automne. 
Bayangan était l'arrière front pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), et la ville la plus proche de la  frontière irakienne. Chaque jour, un grand nombre de soldats et de véhicules blindés traversaient la rue principale de la ville pour aller au front. Les soldats blessés étaient soignés sur une base ambulatoire dans le centre médical de la ville. Souvent, les avions irakiens survolaient la ville et bombardaient les montagnes alentour.

Kurde, journaliste et libre : Mythes, guerres et amours d’un peuple meurtri
 (Mémoires), Editions Harmattan, 2015

















Un paradis perdu : le village de mon grand-père
Ce village dont mon grand père était le chef et qui était très éloigné de la ville, portait le nom de Tine. Ses habitants, environ 1250 personnes, étaient très simples et chaleureux, la plupart étaient horticulteur ou éleveur. Au printemps, la neige commence à fondre rapidement dans les vallées, plus lentement dans les montagnes, en commençant par les pentes inférieures, et libère peu à peu chaque semaine, une partie de la surface qui, grâce à l'abondance de l'humidité et à la chaleur de soleil, se couvre rapidement de végétation. A la fin du printemps, les habitants allaient dans les pâturages dans les hautes montagnes froides et éloignées du village, couper de l'herbe avec leur faucille. Ils la transportaient par mulet jusqu’au village et stockaient les provisions ainsi récoltées dans la grange sous les maisons ; c’était la nourriture destinée aux moutons et aux chèvres pendant l’hiver car la neige omniprésente rendait impossible l’accès aux pâturages.
En suivant la neige qui recule, les nomades et leurs troupeaux montent plus haut sur la montagne. En automne le mouvement s’effectue dans le sens inverse. Il pleut dans les vallées, la neige commence à tomber en haute montagne, et avec leurs troupeaux ils commencent à descendre des montagnes en reculant face à l’avancée de la neige. Ils arrivent ainsi à l'endroit de leurs anciens campements où l'herbe a eu le temps de repousser pendant l’été. Enfin tard dans l'automne, les troupeaux descendent dans les vallées où il n'y a pas encore de neige. Ils fêtent le retour automnal des troupeaux comme un heureux évènement.
En été, tous les hommes du village se rendaient dans des régions très distantes de l’Iran, collectaient (illégalement) de la sève bleue d'un arbre, la faisaient bouillir dans l'eau, de sorte qu’elle se transforme en gomme, la vendaient au début de l'automne et avec ce revenu, retournaient heureux et souriants auprès de leur famille. Les femmes se chargeaient quant à elles de la cueillette et du séchage des baies et des prunes pour le commerce. Ces revenus permettaient aux familles de subsister jusqu’à l’été suivant....












































































































Ma Region Natale































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































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