Je suis un chercheur et journaliste Kurde
Je fais des recherces à propos de la question kurde
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Mes Livres:
1- Kurde, journaliste et libre : Mythes, guerres et amours d’un peuple meurtri (mes mémoires ), Editions L’Harmattan,Paris, 255 pages,septembre 2015
2-Dictionnaire Politique et Historique des Kurdes, éditions L'Harmattan, 534 pages, Paris, 2014
3-The History of Kurdish-USA relations, 720 pages, Rojholat House Publishing, Erbil, 2012
4- USA Policy Toward Revolt of Iraqi Kurdistan(1962-1975) ,770 pages , Endeshe House publishing, Soleymanye, 2012
5- Historical Atlas of Kurdistan , 520 pages, Rojholat House Publishing, Erbil,2008
6- USA policy in Kurdistan from Viewpoint of Western Scholars, KRG culture centre publishing, Erbil, 2011
7- Kurdistan of Iraq in secret documents of USA department of state ,850 pages, Rojholat House Publishing, Erbil ,2009
8- Kurdistan of Iran and Turkey in secret documents of USA Department of State ,750 pages, Rojholat House Publishing ,Erbil, 2009
9- USA Policy toward Halabja Chemical Bombardment and Kurdish Genocide, 480 pages, Rojholat House Publishing, Erbil, 2012
10- The Kurdish Tragedy, Gerard Chaliand, translation from English to Sorani and kurmanji Kurdish , Mukryani centre publishing, Erbil,2008, KRG culture centre publishing, Erbil, 2008
11-Kurdish Culture and Identity, Philip G. Kreyenbroek,Christine Allison, Translation from English to Kurdish, Mukryani centre publishing,Erbil,2008
12 - General Mustafa Barzani in secret documents of USA department of state and CIA, 650 pages, Andesha House Publishing, Soleymanye, 2012
13 -Primitive Rebels or Revolutionary Modernizers?: the Kurdish National Movement in. Turkey, Paul White, Translation from English to Kurdish and Persian, Andesha House Publishing, Soleymanye
14- Kurdish Nationalism and West World, Translation from English to Kurdish , Serdem centre publishing, Soleymanye,2011
15-The Kurds (History, Culture and Identity) translation from English to Persian
2-Dictionnaire Politique et Historique des Kurdes, éditions L'Harmattan, 534 pages, Paris, 2014
3-The History of Kurdish-USA relations, 720 pages, Rojholat House Publishing, Erbil, 2012
4- USA Policy Toward Revolt of Iraqi Kurdistan(1962-1975) ,770 pages , Endeshe House publishing, Soleymanye, 2012
5- Historical Atlas of Kurdistan , 520 pages, Rojholat House Publishing, Erbil,2008
6- USA policy in Kurdistan from Viewpoint of Western Scholars, KRG culture centre publishing, Erbil, 2011
7- Kurdistan of Iraq in secret documents of USA department of state ,850 pages, Rojholat House Publishing, Erbil ,2009
8- Kurdistan of Iran and Turkey in secret documents of USA Department of State ,750 pages, Rojholat House Publishing ,Erbil, 2009
9- USA Policy toward Halabja Chemical Bombardment and Kurdish Genocide, 480 pages, Rojholat House Publishing, Erbil, 2012
10- The Kurdish Tragedy, Gerard Chaliand, translation from English to Sorani and kurmanji Kurdish , Mukryani centre publishing, Erbil,2008, KRG culture centre publishing, Erbil, 2008
11-Kurdish Culture and Identity, Philip G. Kreyenbroek,Christine Allison, Translation from English to Kurdish, Mukryani centre publishing,Erbil,2008
12 - General Mustafa Barzani in secret documents of USA department of state and CIA, 650 pages, Andesha House Publishing, Soleymanye, 2012
13 -Primitive Rebels or Revolutionary Modernizers?: the Kurdish National Movement in. Turkey, Paul White, Translation from English to Kurdish and Persian, Andesha House Publishing, Soleymanye
14- Kurdish Nationalism and West World, Translation from English to Kurdish , Serdem centre publishing, Soleymanye,2011
15-The Kurds (History, Culture and Identity) translation from English to Persian
Je suis né la nuit du 17 août 1980, une nuit affreuse durant la guerre entre l'Iran et l'Irak (1980-1988), dans une petite ville montagneuse du nom de Bayengan, au Kurdistan d'Iran, proche de la frontière entre l'Irak et l'Iran. La ville était entourée par de très hautes montagnes de plus de deux mille mètres de haut. Les maisons construites en espalier étaient blotties au fond d’une vallée, de sorte que le toit d’une maison offrait une cour à la maison du dessus. Pour traverser ma ville du nord au sud, il fallait emprunter un escalier de plus de trois mille marches. Se déplacer en hiver était très difficile car la ville devenait une vraie plaque de glace.
Notre maison était située sur le point le plus bas de la ville, au fond de la vallée, qu’une petite rivière traverse. En automne et en hiver, à cause du dégel, la rivière inondait et brisait les murs de notre jardin. Durant tout l’hiver notre maison n’était jamais touchée par un seul rayon de soleil car les très hautes montagnes les empêchaient de percer. Aussi, à cause de la neige et du froid, les tuyaux d'eau gelaient, c’est pourquoi on apportait de l'eau de la source principale de la ville située à quelques mètres de notre maison. Notre foyer ne captait jamais le signal de télévision.
Les habitants étaient très respectueux de la morale et d’une parfaite honnêteté, Personne ne volait, si quelqu’un trouvait une pièce d'or il essayait de retrouver son propriétaire. Les commerçants laissaient les portes de leur magasin ouvertes de jour comme de nuit, personne n’entrait et ne touchait à la marchandise. Les habitants de cette ville ne connaissaient pas les drogues, seules quelques personnes fumaient des cigarettes. Tous portaient toujours les vêtements traditionnels kurdes.
A la fin du printemps, de nombreuses familles d’éleveurs déménageaient et s’installaient dans des hangars ou sous des tentes noires dans les montagnes entourant la ville, et restaient là-bas jusqu’au début de l’automne.
Bayangan était l'arrière front pendant la guerre
Iran-Irak (1980-1988), et la ville la plus proche de la frontière irakienne. Chaque jour, un grand
nombre de soldats et de véhicules blindés traversaient la rue principale de la
ville pour aller au front.
Les
soldats blessés étaient soignés sur une base ambulatoire dans le centre médical
de la ville. Souvent, les
avions irakiens survolaient la ville et bombardaient les montagnes alentour.
Kurde, journaliste et libre : Mythes, guerres et amours d’un peuple meurtri
(Mémoires), Editions Harmattan, 2015
Un
paradis perdu : le village de mon grand-père
Ce village dont mon grand père était
le chef et qui était très éloigné de la ville, portait le nom de Tine. Ses
habitants, environ 1250 personnes, étaient très simples et chaleureux, la
plupart étaient horticulteur ou éleveur. Au printemps, la neige commence à fondre rapidement
dans les vallées, plus lentement dans les montagnes, en commençant par les
pentes inférieures, et libère peu à peu chaque semaine, une partie de la
surface qui, grâce à l'abondance de l'humidité et à la chaleur de soleil, se
couvre rapidement de végétation. A la fin du printemps, les habitants
allaient dans les pâturages dans les hautes montagnes froides et éloignées du
village, couper de l'herbe avec leur faucille. Ils la transportaient par mulet
jusqu’au village et stockaient les provisions ainsi récoltées dans la grange
sous les maisons ; c’était la nourriture destinée aux moutons et aux
chèvres pendant l’hiver car la neige omniprésente rendait impossible l’accès
aux pâturages.
En suivant la neige qui recule, les nomades et leurs
troupeaux montent plus haut sur la montagne. En automne le mouvement s’effectue
dans le sens inverse. Il pleut dans les vallées, la neige commence à tomber en
haute montagne, et avec leurs troupeaux ils commencent à descendre des
montagnes en reculant face à l’avancée de la neige. Ils arrivent ainsi à
l'endroit de leurs anciens campements où l'herbe a eu le temps de repousser
pendant l’été. Enfin tard dans l'automne, les troupeaux descendent dans les
vallées où il n'y a pas encore de neige. Ils fêtent le retour automnal des
troupeaux comme un heureux évènement.
En été, tous les hommes du village
se rendaient dans des régions très distantes de l’Iran, collectaient
(illégalement) de la sève bleue d'un arbre, la faisaient bouillir dans l'eau,
de sorte qu’elle se transforme en gomme, la vendaient au début de l'automne et
avec ce revenu, retournaient heureux et souriants auprès de leur famille. Les
femmes se chargeaient quant à elles de la cueillette et du séchage des baies et
des prunes pour le commerce. Ces revenus permettaient aux familles de subsister
jusqu’à l’été suivant....
Ma Region Natale























































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































